La nécessaire adaptation au changement climatique

La réalité du changement climatique n’est plus contestée à ce jour.

Il faut bien entendu poursuivre les efforts pour en limiter ses effets mais il faut également réfléchir pour s’adapter aux évolutions climatiques (hausse des températures, modification de la pluviométrie) et de leurs conséquences : recul du trait côtier, maladies émergentes, impacts biodiversité, agriculture, social et autres réjouissances que nous devons anticiper dès aujourd’hui.

On parle dès lors de stratégies d’adaptation.

Obligatoire dans le cadre des Plans Climats Energie Territoire (obligatoire pour les collectivités de plus de 50 000 habitants, volontaire pour les autres), ce volet d’adaptation aux conséquences du changement climatique commence pourtant seulement à émerger dans les consciences collectives.

Il représente pourtant un réel enjeu du monde de demain … que nous construisons aujourd’hui !

Les collectivités locales commencent donc à réfléchir à des plans d’actions concrets afin de préférer la bonne adaptation à la « mal adaptation » souvent spontanée. Cette dernière, non planifiée, peut en effet conduire … à une aggravation du réchauffement climatique.

Pour illustrer ce propos, nous pouvons évoquer le phénomène d’ilot de chaleur. Ce phénomène est lié aux surchauffes estivales dans les villes part rapport à la campagne, et qui vont de fait être plus fréquentes et plus importantes avec les effets du réchauffement climatique.

De part notamment les matériaux qui y sont mis en œuvre, il fait plus chaud en ville l’été qu’à la campagne, où la végétation joue par exemple le rôle de climatiseur naturel.

Avec l’évolution du climat, ces ilots de chaleurs urbains, vont se voir renforcés et il faut donc chercher à les combattre. Ils peuvent rendre la ville inconfortable, voir mettre en danger certaines populations, comme nous l’a malheureusement démontré la canicule de 2003 qui pourrait devenir la norme d’ici 2050.

La mal adaptation au phénomène d’ilot de chaleur consiste par exemple à … climatiser les locaux.

On participe alors à l’augmentation de la facture énergétique, à l’émissions de gaz à effet de serre et donc au réchauffement climatique, et en plus, les calories que nous puisons dans le bâtiment sont rejetées juste en dehors, dans l’espace public, contribuant alors elles-mêmes au phénomène d’ilot de chaleur.

Il faut donc anticiper ce phénomène et chercher à le réduire par une stratégie de bonne adaptation : conception bio climatique des bâtiments, couleurs de la ville, architecture, ombre et place de l’eau et la végétation, ilots de fraicheur, etc.

Toutes ces solutions sont aujourd’hui à notre portée.

Qu’on soit citoyen, entreprise, acteur public, il importe aujourd’hui d’embrasser les enjeux du changement climatique, pour d’une part en limiter les effets, mais d’autre part commencer à s’adapter au futur climat de demain.

Il faut donc se mobiliser pour envisager les villes, villages et campagnes demain : sobres en carbone, adaptés aux évolutions du climat, cœurs de vie de la biodiversité, agréables à vivre en toutes saisons et à tout âge. Ce sont en effet nos choix d’aujourd’hui qui accueilleront le climat du futur.

Quel défi passionnant !

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